Aide aux victimes

    Publié le 22 mars 2018 | par Annabel

    0

    Agression transphobe : procès aujourd’hui au TGI de Clermont-Ferrand

    Victime, le 25 juillet 2017, d’insultes à caractère transphobes et de coups violents entrainant plusieurs jours d’incapacité de travail, Elisabeth a eu le courage de porter plainte au commissariat de Riom.

    4 agresseurs ont pu être très vite identifiés grâce aux caméras de surveillance.

    Ils comparaîtront, ce Jeudi 22 mars à 14h00, devant le tribunal correctionnel de Clermont Ferrand pour agression violente à caractère transphobe.

    Le 25 Juillet 2017, à la sortie des caisses du magasin « Foir’Fouille » où elle avait fait des achats, Elisabeth croisait alors quatre individus – d’âges bien différents allant de 17 ans à la quarantaine.

    Ces derniers riaient à son passage, parce qu’elle portait une robe et des chaussures de femme alors que sa transition « homme vers femme » n’était pas encore achevée.

    Elle était ensuite rouée de coups de pieds, à tour de rôles, par les quatre individus, qui l’insultaient en outre de « PD » et de « tarlouze ».

    Elisabeth nous rappelle les faits suivants survenus le 25 juillet dernier :

    « Au début ils se sont moqués de moi dans le magasin. Je passais et eux ne faisaient que de rigoler. Je leur ai demandé pourquoi ils rigolaient, mais ils ont nié. Puis ils sont devenus menaçants en m’insultant, me traitant de PD et tarlouze. Face à un tel climat, j’ai préféré laisser tomber et prendre ma voiture pour aller dans un autre magasin. Je me suis garée sur un autre parking sans m’apercevoir qu’ils m’avaient suivie avec leur propre voiture. Ils ont attendu que je sorte de ma voiture. Le plus âgé s’est avancé et 4 secondes après m’a mis un coup de poing en pleine figure »

    La suite qu’Elisabeth nous rapporte est une pluie de coups de pieds très violents à la tête et dans le ventre alors qu’elle était à terre.

    Si Elisabeth se relève et tente de fuir, ils continuent de plus belle et la font retomber.

    Les agresseurs ne s’arrêteront que grâce à l’intervention des vigiles.

    Sans leur intervention, Elisabeth estime qu’elle serait morte aujourd’hui.

    Elisabeth est profondément marquée par cette violence physique et psychologique.

    Il lui faudra beaucoup de temps pour se reconstruire, guérir de ses blessures et reprendre confiance.

    La Lesbian and Gay Pride de Lyon se constituera partie civile à ses côtés.


    A propos de



    Back to Top ↑
    • Devenons partenaires !

    • Suivez-nous !

      Facebook14k
      Twitter1k
      Instagram221

      Newsletter

    • Nos partenaires