Revendications

Publié le 17 mai 2017 | par Olivier Borel

0

Déterminé.e.s pour la GPA éthique : ouvrons un débat !

En Espagne, le très réactionnaire et conservateur Président du gouvernement, Mariano RAJOY BREY, membre du Parti populaire, a demandé, récemment, l’ouverture de débat pour « élargir » le concept de famille et faire des modifications législatives qui « tiennent compte des nouvelles réalités », notamment la reconnaissance de la GPA.

Un an plus tôt, son voisin, le Portugal avait autorisé, grâce aux forces progressistes (le Bloc de gauche proche du Syriza grec, du Parti socialiste et des Verts) le recours à la GPA,

De nombreux pays ont déjà légalisé cette méthode de procréation médicalement assistée : Danemark, Hongrie, Irlande, Pays-Bas, Finlande, Belgique, Pays-Bas, Suède, Royaume-Uni ou encore la Grèce.

Ces pays prouvent ainsi que la GPA dite altruiste, c’est-à-dire sans contrepartie financière, est possible.

Ils contredisent également les propos de notre nouveau Président de la République, Emmanuel MACRON : « Je ne suis pas favorable à autoriser la GPA en France. Ce sujet soulève un débat philosophique sur la capacité à disposer de son corps et à le marchandiser. A mes yeux, c’est un débat impossible à trancher » (Journal Têtu, numéro 213, mars/avril 2017, Interview exclusive d’Emmanuel MACRON).

Les responsables politiques savent que c’est notamment grâce aux techniques de PMA et GPA que les parents homosexuel.le.s peuvent faire famille, et non par l’adoption internationale qui devient symbolique, y compris pour les couples hétérosexuels.

La France ne peut pas refuser cette réalité et affirmer de grands principes (qui reposent généralement sur des dogmes et préjugés religieux et moraux) tout en sachant pertinemment que les faits sociaux permettront de les contourner. Notons ainsi que les anti-GPA se recrutent massivement chez les LGBTIphobes et les anti-égalités, qui méprisent toutes les formes de parentalité non-traditionnelles.

Aucune loi, même gravée dans le marbre de la Constitution, n’empêchera le désir si profond de la parentalité. Dès lors, ouvrons le débat, sans anathème et sans arrière-pensée, pour une reconnaissance de la GPA éthique en France.


A propos de



Back to Top ↑
  • Suivez-nous !

    Facebook14k
    Twitter1k
    Instagram210

    Newsletter

  • Nos partenaires