Revendications

Publié le 3 juin 2016 | par Olivier Borel

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GPA : don de soi et droit à disposer de son corps

Grâce au Bloc de gauche (proche du Syriza grec), du Parti socialiste et des Verts, le Portugal vient d’autoriser le recours à la GPA. Le Portugal rejoint ainsi la liste de nombreux pays qui ont légalisé cette méthode de procréation médicalement assistée : Danemark, Hongrie, Irlande, Pays-Bas, Finlande, Belgique, Pays-Bas, Suède, Royaume-Uni ou encore la Grèce.

Ces pays prouvent que la GPA dite altruiste, c’est-à-dire sans contrepartie financière, est possible.

Seuls huit pays de l’Union Européenne, dont la France, interdisent la gestation pour autrui sous toutes ses formes.

Les responsables politiques savent que c’est notamment grâce aux techniques de PMA et GPA que les parents homosexuel.le.s peuvent faire famille, et non par l’adoption internationale qui devient symbolique, y compris pour les couples hétérosexuels. La France ne peut pas refuser cette réalité et affirmer de grands principes (qui reposent généralement sur des dogmes et préjugés religieux et moraux) tout en sachant pertinemment que les faits sociaux permettront de les contourner. Notons ainsi que les anti-GPA se recrutent massivement chez les homophobes et les anti-égalité, qui méprisent toutes les formes de parentalité non-traditionnelles.

Aucune loi, même gravée dans le marbre de la Constitution, n’empêchera le désir si profond de la parentalité. Dès lors, ouvrons le débat, sans anathème et sans arrière-pensée, pour une reconnaissance de la GPA en France et répondre enfin à toutes ces questions :

Seuls huit pays de l’Union Européenne, dont la France, interdisent la gestation pour autrui sous toutes ses formes.

> légiférer pour encadrer la gestation pour autrui ne serait-elle pas la meilleure façon de circonvenir le risque de marchandisation du corps humain et d’exploitation des femmes ?

> continuer de prohiber cette pratique ne risque-t-il pas d’entraîner les citoyens vers des pratiques peu éthiques ?

> ne pourrions-nous pas envisager la signature d’une convention internationale régulant la gestation pour autrui dans un cadre éthique, à l’image de la convention de la Haye régissant l’adoption internationale ?

La femme est libre et responsable de son corps. Elle seule peut décider ou non de venir en aide à une personne. Nous devons tordre le cou aux fantasmes véhiculés qui stigmatisent des femmes courageuses, épanouies et volontaires à porter un enfant pour d’autres.

Aussi, si la loi encadrait la GPA et la contrôlait par le droit, assurant ainsi aux femmes une précaution médicale, physique, juridique et psychologique, la GPA deviendrait alors un acte compassionnel de don et d’altruisme, ce que nous revendiquons.


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