Revendications

Publié le 16 mai 2014 | par Olivier Borel

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IVG : un droit fondamental à défendre

Le droit à l’avortement est le fruit d’un long combat pour les femmes afin de disposer de leur corps. Mais la remise en cause de la loi sur l’avortement, en Espagne, nous alerte. Les droits des femmes et des LGBT ne constituent jamais un acquis. Le progrès n’est pas irréversible. Le combat pour les droits et les libertés n’est jamais définitivement gagné. Ce droit est aussi la cible d’assauts répétés des conservateurs et des intégrismes religieux qui se sentent maintenant renforcés par le recul de l’Espagne.

Car c’est bien toute l’Europe qui doit se sentir concernée par cette nouvelle remise en cause du droit à l’IVG au sein même d’un de ses Etat membre. Après le rejet en décembre dernier par le Parlement européen du rapport Estrela, un texte qui prônait la liberté de choix quant au fait d’avoir ou non des enfants et à quel moment, la loi espagnole est une nouvelle brèche qui risque encore d’affaiblir un peu plus la parole commune de l’Union européenne sur ces enjeux. Ces revers soulignent aussi les limites actuelles de notre « Union » européenne, impuissante face aux politiques réactionnaires de certains de ses gouvernements nationaux.

En France, l’exercice effectif du droit à l’avortement est fragilisé par la loi « Hôpital, patients, santé, territoires » qui a conduit à la fermeture de plus de 130 centres d’interruption volontaire de grossesse en 10 ans. La rentabilité, qui guide notre politique hospitalière depuis plusieurs années, met en danger le service public d’accès à l’avortement. Conséquence principale de la volonté de faire des « économies d’échelle » : les femmes qui désirent avorter sont redirigées vers des centres déjà débordés avec des délais d’attente particulièrement longs. Régulièrement, des tentatives de donner un statut à l’embryon remettent en cause ce droit. De forts lobbys français l’attaquent, notamment par leur présence sur internet. Ce discours est alimenté par la société qui continue de victimiser et de culpabiliser les femmes qui avortent. Par ailleurs, des médecins, de plus en plus nombreux, invoquent leur « clause de conscience ».

Parce que les droits des femmes sont intrinsèquement liés aux droits des LGBT, la Lesbian and Gay Pride de Lyon rappelle la nécessaire convergence des luttes féministes et LGBT. Il est important que toutes les femmes puissent disposer librement de leur corps. Le droit à l’avortement doit être ainsi défendu dans toute l’Europe.

Pour toute information sur l’IVG :
IVG.gouv.fr
planning-familial.org
ivglesadresses.org
choisirsacontraception.fr
femmes.gouv.fr


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