Communiqués

Publié le 1 décembre 2005 | par Olivier Borel

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Sida : l’Etat n’a pas su faire ses preuves

La Lesbian & Gay Pride de Lyon soutient activement la Marche inter-associative contre le Sida du 1er décembre et appelle l’ensemble de la communauté Lesbienne, Gaie, Bi, et Trans à participer aux manifestations organisées par le collectif ECLAS-69 autour de la journée mondiale de lutte contre le SIDA.

La Marche du 1er décembre doit être l’occasion pour les associations LGBT et de lutte contre le Sida de demander des comptes au gouvernement, et de le placer face à ses responsabilités, afin qu’il mette tout en œuvre pour faire effectivement du Sida une  » Grande Cause Nationale « .

En effet, malgré ce label, le gouvernement de MM. de Villepin, Sarkozy, de Robien et Bertrand ne s’est pas donné les moyens d’améliorer la prévention. Pire encore, il a mis en place une politique répressive et sécuritaire qui va à son encontre. Veulent-ils nous faire croire qu’on lutte efficacement contre le Sida en expulsant les étrangers séropositifs vers des pays où ils n’ont pas accès aux soins, ou en arrêtant les prostitué-e-s à la sortie des bus de prévention, confiscation des papiers d’identité et préservatifs à la clé ?

Alors qu’il n’y a jamais eu autant de personnes touchées par le virus, et que les contaminations repartent à la hausse, les crédits restent au mieux bloqués au même niveau, ou même sont en diminution. Dans le Rhône, notamment, la situation est alarmante, car de nombreuses associations de prévention, dont l’implication et l’efficacité ne sont plus à démontrer, elles qui ont sauvé la Grande Cause face au désengagement du gouvernement, vont devoir licencier une partie de leur personnel et abandonner certaines campagnes de prévention qui avaient pourtant fait leurs preuves, faute de financement suffisant. Les catastrophiques violences urbaines dans les banlieues ont fait revenir en arrière le gouvernement en matière de crédits donnés aux associations et aux acteurs de terrain et de prévention. Faudra-t-il attendre pareille catastrophe dans le champ de la lutte contre le Sida pour que le gouvernement se redonne les moyens d’agir efficacement ?

L’Ecole devrait être le lieu privilégié pour informer et éduquer les jeunes sur la sexualité, afin de leur donner tous les outils pour mieux se protéger. Or, moins d’un Lycée sur deux dispose d’un distributeur de préservatifs. Les chiffres sont pourtant accablants : un nouveau séropositif sur dix a moins de 25 ans. Les cours sur la prévention sont laissés au bon vouloir des Recteurs et des chefs d’établissement, qui restent pour le moins trop frileux sur le sujet, occultant les directives ministérielles. Cet aveuglement volontaire est dangereux et même criminel. L’Education Nationale porte aujourd’hui une lourde responsabilité car elle refuse de retirer ses œillères.

Le gouvernement a le devoir de réagir, et ne peut pas se contenter de ses habituels effets d’annonce. Ce sont des actes forts dont nous avons besoin, pas de belles paroles. Nous exigeons que l’Ecole prenne ses responsabilités en matière d’éducation à la sexualité et à la citoyenneté. La lutte contre le Sida et contre toutes les discriminations doivent être un axe majeur de l’Ecole de demain. Nous exigeons que le gouvernement cesse sa politique répressive qui va à l’encontre de tous les principes de la prévention.
Nous exigeons enfin que les associations de lutte contre le Sida disposent de moyens conséquents pour mener à bien leurs campagnes de prévention.


Contact Presse :

David SOUVESTRE
PRESIDENT
06.29.94.95.10


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