Lexique / Dictionnaire militant

    Ce lexique sert à expliciter les notions et termes utilisés dans la charte actuelle du CFL. Le but est de rendre cette charte plus accessible à toustes, et notamment à celleux ayant moins ou pas de ressources universitaires à disposition. Ces notions seront classées par grands thèmes.

    La non mixité

    C’est :

    1. Avoir UN espace protégé des agressions qui ponctuent notre vie

    2. Eviter la remise en question de nos vécus par des militant·e·s non-concerné·e·s

    3. Libérer la parole en étant entre concerné·e·s

    4. Se réapproprier la parole sur nos problématiques

    5. Eviter de perdre du temps et pouvoir enfin avancer

    6. Définir nous-mêmes nos priorités et moyens d’action

    Ressources sur le sujet :

    > https://www.slate.fr/story/146466/non-mixite-rokhaya-diallo

    > http://www.lallab.org/6-raisons-pour-lesquelles-les-reunions-en-non-mixite-sont-importantes/

    Changement de prénom et modification de la mention de sexe à l’état civil (CEC, changement d’état civil)

              Certaines mairies et tribunaux sont toujours susceptibles de demander aux personnes trans des justificatifs médicaux et / ou psychiatriques dans le cadre de leurs demandes de changement de prénom et / ou de la mention de sexe à l’état civil ; or « La CEDH (Cour européenne des droits de l’homme) a estimé que l’exigence imposée par la loi de prouver être en processus de transformation chirurgicale ou de traitements médicaux stérilisants pour obtenir un changement de sexe, enfreignait le droit à la vie privée et était abusive »  Attention cependant, étant donné qu’il s’agit d’une simple recommandation cela n’a pas vraiment de valeur légale. 

    Par ailleurs « Dans son avis 17-04 sur le respect des droits des personnes intersexes, et dans sa décision cadre 2016-164 relative aux personnes transgenres, le Défenseur des droits considérait  impossible de poser des conditions médicales à la transformation de la personne transgenre qui puissent être respectueuses de ses droits fondamentaux.

    Il faut noter que la procédure de changement de la mention du sexe à l’état civil a été modifiée par le législateur français dans le cadre de la loi Justice 21 (art. 61-5 du Code civil). Désormais toute personne peut obtenir une modification relative à son sexe dans les actes de l’état civil en apportant un moyen de preuve parmi les suivants :

    – en se présentant publiquement comme appartenant au sexe revendiqué

    – en étant connue sous le sexe revendiqué de son entourage familial, professionnel ou amical

    – en ayant obtenu le changement de son prénom afin qu’il corresponde au sexe revendique

    Le Défenseur des droits est néanmoins revenu sur cette procédure qu’il jugeait trop contraignante car soumise à la décision du juge et recommande de mettre en place une procédure de changement de sexe rapide et transparente auprès de l’officier d’état civil.

    (source : https://www.defenseurdesdroits.fr/fr/actus/actualites/etat-civil-des-personnes-transgenres-la-cedh-conforte-les-recommandations-du )

              On peut rajouter que « Le fait de ne pas avoir subi des traitements médicaux, une opération chirurgicale ou une stérilisation ne peut justifier un refus de changement de sexe à l’état civil. » (source : https://www.sos-homophobie.org/guide-pratique/transidentites-droits-des-personnes-trans?fbclid=IwAR0EcaNyahoH0N563DS27GHzC65sueZKsie5vcj4veDDy5H-DYDivNDHQ5s )

    A l’heure actuelle, le changement de la mention de sexe à l’état civil passe toujours par un tribunal. Cependant, comme mentionné ci dessus, AUCUN document médical / psychiatrique n’est obligatoire. En THÉORIE, des témoignages de proches et une déclaration sur l’honneur sont censées suffir. 

    Ressources sur le sujet  : 

    https://www.sos-homophobie.org/guide-pratique/transidentites-droits-des-personnes-trans?fbclid=IwAR0EcaNyahoH0N563DS27GHzC65sueZKsie5vcj4veDDy5H-DYDivNDHQ5s — cette page met à disposition des ressources à propos des droits des personnes trans dans de nombreux domaines, y compris le CEC. Rédigé en collaboration avec OUTrans. 

    – Le site de l’association Chrysalide comporte également beaucoup de ressources pour accompagner les personnes trans dans leurs différentes démarches. Pour le changement de prénom et le CEC, tout est résumé sur le lien suivant où vous pouvez également trouver des documents à télécharger et à joindre à vos demandes : https://www.chrysalide-asso.fr/identite/

    Les droits en GAV (Garde A Vue)

    En résumé, une citation de l’article :

        « – Pour commencer, une certitude : se taire c’est enrayer la machine policière-judiciaire »

    – Premiers conseils : éviter les pièges les plus grossiers

    – Pourquoi se taire ? Quelques idées reçues à abandonner

    – Mises en situation : il ne faut pas prendre les flics pour plus bêtes ou plus malins qu’ils ne le sont

    – Les armes de l’ennemi : petites techniques de manipulation policière

    – Corollaire : ne pas parler, ne pas signer

    – Réussir à tenir : temporiser, enrober son silence

    – En résumé : garder le silence, rester alerte, saboter le travail des flics »

    Ressources sur le sujet :

    > https://infokiosques.net/lire.php?id_article=1582

    Les violences médicales

    – L’autodétermination (identités LGBTIAQ+, transitions médicales / handicaps, maladies, etc) :

    Ressources sur le sujet : 

    podcast Miroir Miroir, Quand le handicap invisibilise la personne : https://open.spotify.com/episode/1kt83gclgqKgi1QZUVlajr?si=ydpk3V15Q82zFLAGQ_BPaw

    Les mutilations faites aux personnes intersexes 

    1. Brève définition de l’intersexuation : 

    Les personnes intersexes sont des personnes né.e.s avec, ou ayant développé naturellement à la puberté, des caractéristiques sexuelles biologiques qui ne sont pas typiquement classées dans les catégories « masculin » ou « féminin ».

    Ces « traits intersexes » comprennent les chromosomes, les organes génitaux, les hormones et/ou les gonades qui ne correspondent pas aux classifications masculines ou féminines normées. Ces traits peuvent avoir comme résultats des variations supplémentaires dans les caractéristiques sexuelles secondaires comme la masse musculaire, la pilosité, le développement mammaire, le ratio hanches/torse et la stature.

    Pour en savoir plus : https://cia-oiifrance.org/2019/11/08/la-bibliotheque-de-ressources-sur-lintersexuation/

    et notamment la chaîne YouTube Mischanomalie : https://www.youtube.com/channel/UCuSNTe1yvWQts5olGhwOBWQ

    TW : violences médicales, intersexophobie

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    2. Les mutilations faites aux personnes intersexes :

        

    (Extraits de ce texte : https://stop-mutilations-intersexes.org/2018/08/10/premier-article-de-blog/) 

    « Aujourd’hui en France, les enfants intersexes sont toujours soumi·se s à des opérations chirurgicales ou/et des traitements hormonaux sans leur consentement éclairé, et sans nécessité de santé.

    Ces actes constituent des violations des droits humains et ont été condamnés à plusieurs reprises par l’ONU en 2016 (Comité des droits de l’Enfant, Comité pour l’élimination de la discrimination à l’égard des femmes, et Comité contre la torture).

    […]

    Pourtant, les protocoles médicaux continuent à recommander ces pratiques, et les équipes médicales à les effectuer.

    […]

    Les variations intersexes sont des variations saines du vivant, et dans leur immense majorité sans danger pour la vie de l’enfant. Elles ne devraient pas conduire à de la stigmatisation et à de la médicalisation inutile et néfaste.

    […]

    Le droit des enfants à l’intégrité physique et sexuelle est un droit inaliénable. Pour les enfants intersexes comme pour les autres, cela implique le droit de choisir si, quand, et comment, leur corps sera modifié. »

    Ces mutilations, réalisées au nom du prétendu bien-être de l’enfant afin qu’iel s’intègre mieux à la société, ont en réalité un impact profondément néfaste sur la santé mentale des concerné.e.s, tout au long de leur vie. 

    De nombreux témoignages sont disponibles, ici : (gros TW violences médicales, sexuelles, intersexophobie, misogynie) https://payetonintersexuation.tumblr.com/

    et dans le mémoire de Loé Petit, chercheurse intersexe : https://intersexuation.hypotheses.org/files/2018/09/M%C3%A9moire_Lo%C3%A9-Petit_De-lobjet-m%C3%A9dical-au-sujet-politique-r%C3%A9cits-de-vies-de-personnes-intersexes_M2-Genre.pdf

    Tribune de nombreux professionnel.le.s de la santé mentale : https://blogs.mediapart.fr/collectif-intersexes-et-allie-e-s/blog/101019/les-mutilations-ne-sont-pas-favorables-la-sante-mentale-des-enfants-intersexe

    – Grossophobie

    Désigne une attitude de stigmatisation, de discrimination envers les personnes obèses ou en surpoids.

    Ressources sur le sujet :

    – podcast Miroir Miroir, Cachez ces bourrelets que je ne saurais voir :https://open.spotify.com/episode/6R254jKDzGzKoiURsZFwne?si=J6VlVPbjSnWF0CNvTV6i-Q

    – podcast Miroir Miroir, Grossophobie, s’excuser d’exister : https://open.spotify.com/episode/0d0hcfgjUYGva6RGmGPNI7?si=vL3eMRmDTPyxynRX8Zq9ZQ

    4 chiffres clés pour comprendre l’aspect systémique : https://www.lemonde.fr/les-decodeurs/article/2017/12/15/quatre-chiffres-pour-comprendre-l-ampleur-de-la-grossophobie_5230050_4355770.html

    https://graspolitique.wordpress.com/2018/05/14/important-la-grossophobie-entre-dans-le-dictionnaire/

    https://www.liberation.fr/france/2017/06/19/grossophobie-les-obeses-invisibles-de-la-societe-francaise_1576489

    La Sérophobie 

    La sérophobie renforce la ségrégation des personnes séro+ et crée une division dans notre communauté.  Elle force et maintient les personnes séro+ dans « le placard ». » En sachant que 43 % des personnes séropositives cachent leur maladie à leurs proches par peur de leur réaction.

    Ressources sur le sujet :

    https://www.stopserophobie.org/vih-sida/#mettons-fin

    https://sos-homophobie.org/guide-pratique/serophobie

    https://www.liberation.fr/apps/2018/11/la-serophobie-au-quotidien/

    https://lesactupiennes.fr/la-science-progresse-la-serophobie-reste

    L’anti-racisme

    Le racisme anti-blanc (sa nonexistence)

    En résumé :
        

    Le racisme dénoncé par les personnes blanches prend seulement la forme d’actes interpersonnels

    Les Blanc·he·s ne subissent pas les discriminations systémiques que vivent les minorités

    Un·e Blanc·he peut être lésé·e dans ses droits, mais pas EN RAISON de sa couleur de peau ou de son origine

    Les Blanc·he·s en France ne font pas l’objet de discriminations de la part de l’Etat ou des institutions

    Les Blanc·he·s ne vivent pas les conséquences du racisme que connaissent les personnes issues de minorités

    On ne peut pas expliquer toute agression d’une personne non-blanche envers une personne blanche par une question de couleur de peau

    L’existence ou la présence de minorités en France ne correspondent PAS à du racisme anti-Blanc

     un extrait d’un article de Libé :
        « Le rejet et l’exclusion que peuvent subir les Blancs relèvent, pour l’essentiel, des émotions, de la colère, du ressentiment. Les insultes, voire les violences, dont ils peuvent être victimes sont-elles équivalentes aux discriminations à l’embauche ou au logement, lesquelles sont le reflet de pratiques structurelles concrètes ? Les insultes et les préjugés que des non-Blancs peuvent avoir envers des Blancs sont, certes, dommageables et peuvent considérablement blesser, mais ils ne sont pas historiquement chargés et, surtout, ne viennent pas en complément d’un traitement social défavorable envers les Blancs parce qu’ils sont blancs. Les actes « anti-Blancs » ne correspondent pas à une idéologie essentialisante qui pourrait la relier à un véritable racisme. Reni Eddo-Lodge a donc parfaitement raison d’insister sur la notion de racisme structurel, racisme dont la population majoritaire ne peut être victime. Le concept de racisme anti-Blancs n’a donc guère de sens dans une société où les Blancs ne subissent pas un racisme institutionnalisé et une discrimination sociale à dimension historique. »

    Ressources sur le sujet :

    – le podcast Kiffe Ta Race, Les blancs ont-ils une couleur ? : https://open.spotify.com/episode/1UKEN8MFS8m2fLooM1SjSl?si=vlV72R1jSqWofJ34FJBVxg

    – le podcast Kiffe Ta Race, Le mythe des français de souche : https://open.spotify.com/episode/1FtjPnv47ndW0mu7xlQenx?si=VGbOnaaQSYux_z-pIlIVWQ

    Le racisme : institutionnel, systémique, etc…

    Ressources sur le sujet :

    – le podcast Miroir Miroir, « Beauté Colonisée, Corps domestiqué«  :https://open.spotify.com/episode/2hG4DR2e9gEdAVftDx1U7W?si=lWZ2Q6TFTMSBUghXcmstzg

    – le podcast Miroir Miroir, « Effet Naomi Campbell » contre le racisme : https://open.spotify.com/episode/0MzodkEaVM5WGT5T9wEhus?si=0WZDWWsWSyy61vRSBxhwkQ

    – podcast Miroir Miroir, « Asiatiques Exotisées«  : https://open.spotify.com/episode/4kblNwHEvgvVPEcc4MMZJL?si=mah4WnqsSWixEQJInnmP1g

    – le podcast Kiffe Ta Race : https://open.spotify.com/show/5yfcQTCZnQGH6PSnW2c6R4?si=-aMlQQEsT1qtaeAM4qjqKw

    Quelques épisodes :  

    -le podcast Les Couilles Sur la Table, « Masculinités Asiatiques«  : https://podcasts.apple.com/fr/podcast/masculinit%C3%A9s-asiatiques/id1283233873?i=1000440118672 ; « Masculinités Noires » : https://podcasts.apple.com/fr/podcast/masculinit%C3%A9s-noires/id1283233873?i=1000394090494

    Décolonialisme et Culture

    Ressources sur le sujet :

    – le podcast Piment (les 3 premières saisons) https://podcasts.apple.com/fr/podcast/piment/id1304513721 ;

    la saison 4 est sur Radio Nova : https://open.spotify.com/show/4YOOhD0YYZrdzwaOdhQiaL?si=fOsA9LD8SdOyrqqUOAJgwg

    – le podcast Le Tchip (les dernières saisons) :  https://open.spotify.com/show/12HABOwAirbIoSyFqA0VtL?si=0hj-FDZXRWeCsrJoD0HbQg ;

    la saison 1 et 2 sont sur Arte Radio : https://podcasts.apple.com/fr/podcast/le-tchip/id1296852459

    – le podcast Kiffe Ta Race : https://open.spotify.com/show/5yfcQTCZnQGH6PSnW2c6R4?si=-aMlQQEsT1qtaeAM4qjqKw

    – le podcast Piment, « Coming Out » (le sujet traité est être noir⸱e et LGBTI+) : https://podcasts.apple.com/fr/podcast/piment/id1304513721?i=1000437260126

    le Mwakast, « Le Militantisme pour trouver du sens » dans cet épisode on parle d’invisibilisation lesbienne et vivre l’homosexualité aux antilles : https://podcasts.apple.com/fr/podcast/episode-2-jade-le-militantisme-pour-trouver-du-sens/id1437099756?i=1000421309749 

    Le féminisme

    – La Procréation Médicalement Assistée (PMA) / La Gestation Pour Autrui (GPA) / L’Interruption Volontaire de Grossesse

    Ressources sur le sujet : 

    – le podcast Quouïr (toute la saison 3 est consacrée à l’homoparentalité, la co-parentalité, la PMA et la GPA)                                                 ex : –« PMA : ce que la loi ne prévoit pas » : https://podcasts.apple.com/fr/podcast/pma-ce-que-la-loi-ne-pr%C3%A9voit-pas-table-ronde/id1227896916?i=1000453477250                                                                                                                                                                      -« Jean-Raphël et Samuel«  : https://podcasts.apple.com/fr/podcast/quou%C3%AFr-2-jean-rapha%C3%ABl-samuel-saison-2/id1227896916?i=1000448151553

     -le podcast Camille, « De quoi faut-il être riche pour être parent ?«  : https://podcasts.apple.com/fr/podcast/de-quoi-faut-il-%C3%AAtre-riche-pour-%C3%AAtre-parent/id1478420290?i=1000450122979

    Le white feminism 

    Ressources sur le sujet :

    – le podcast Kindreds (en anglais), « White Feminism » : https://podcasts.apple.com/fr/podcast/white-feminism/id1261531544?i=1000429828386

    – le podcast Pass The Mic (en anglais), « White Feminism«  : https://podcasts.apple.com/fr/podcast/white-feminism/id1451871143?i=1000468123508

    – La culture du viol 

    TW viols / violences sexuelles

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             On parle de culture du viol pour définir le fonctionnement d’un système dans lequel les violences sexuelles (harcèlement, agressions, attouchements, viols…) sont banalisées et imprégnées dans la pensée commune. Cela passe entre autre par : la minimisation des violences vécues ; l’humour « noir » sur ces violences ; le slutshaming (c’est-à-dire les insultes et violences verbales à l’égard des personnes qui porteraient par exemple une jupe « trop courte »…) ; le non-apprentissage du consentement et la méconnaissance autour de cette notion ; les entraves à la libération de la parole des victimes (que ce soit par la société civile ou par les forces de l’ordre) ; les refus de plaintes ; le mythe des « fausses accusations » ; la victimisation des agresseurs et en parallèle les blâmes qui pèsent sur les victimes ; les peines non prononcées ou trop faibles ; l’apologie du viol ; l’idée de viol « correctif » etc… 

             Il est possible de résumer tout cela en disant que dans une société imprégnée par la culture du viol, il est beaucoup plus simple d’être un violeur qu’une victime de viol(s). 

          La définition de Wikipédia est plutôt claire et exhaustive également : « La culture du viol est un concept sociologique utilisé pour qualifier un ensemble de comportements et d’attitudes partagés au sein d’une société donnée qui minimiseraient, normaliseraient voire encourageraient le viol. Cette culture, comme les autres usages sociologiques du terme culture, renvoie à l’idée que dans une société donnée, les gens partagent des idées, des croyances et des normes sociales. Dans le cas de la culture du viol, ce bagage culturel partagé serait perçu comme permettant, voire encourageant le viol. De plus, la culture du viol est vue de façon graduelle, allant de l’institutionnalisation du viol jusqu’à sa sanction. Dans sa forme la plus polarisée, la culture du viol se manifesterait par le fait que les femmes sont la propriété des hommes qui leur refusent tout respect ainsi que le droit de contrôle et de maîtrise de leur propre corps. Dans ce cas prévalent des attitudes et des pratiques qui approuvent le viol considéré alors comme un fait normal » (https://fr.wikipedia.org/wiki/Culture_du_viol

    Ressources sur le sujet : 

    – Une BD de Emma : https://www.huffingtonpost.fr/2017/11/27/la-culture-du-viol-expliquee-par-la-dessinatrice-emma_a_23288926/

    – Un article très complet avec définitions, exemples, chiffres et références pour plus de lecture (en anglais) sur WikiGender : https://www.wikigender.org/fr/wiki/culture-du-viol/

    – Deux livres : Une culture du viol à la française, Valérie Rey-Robert, 2019 ; En finir avec la culture du viol, Noémie Renard, 2018 

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    Fin TW viols / violences sexuelles

    Les TERFs (Trans Exclusionary Radical Feminism) / SWERFs (Sex Worker Exclusionary Radical Feminism) 

    Mouvements émanant des milieux féministes et visant à exclure certaines femmes, allant ainsi à l’encontre d’un féminisme inclusif. 

    TW transphobie / transmisogynie / enbyphobie 

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    Le premier véhicule des idées transphobes et nie la place des personnes trans au sein du féminisme. Cette idéologie se base notamment sur des arguments essentialistes de ce qu’est une femme. Elle est particulièrement véhémente à l’encontre des femmes trans. Elle nie par ailleurs l’existence matérielle de la non-binarité. 

    Ressources sur le sujet  :

    – un article de La vie en Queer : https://lavieenqueer.wordpress.com/tag/terf/

    – un article plus « universitaire » (vocabulaire plus difficile d’accès et article long) sur l’Observatoire des transidentités : https://www.observatoire-des-transidentites.com/2018/01/04/a-trans-inclusive-feminism-as-a-progressive-sensibility/ (le titre est en anglais mais l’article est en français)

    – une vidéo en anglais (sous-titrage en anglais aussi) : https://www.youtube.com/watch?v=ru75tTRRYOA

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    fin TW transphobie / transmisogynie / enbyphobie

    TW putophobie 

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    Le second mouvement (SWERF) est un mouvement qui refuse l’inclusion des Travailleuse.eur.s du Sexe (TDS) dans les mouvements féministes. Il reprend des idées abolitionnistes et nie le libre choix des TDS. 

    Ressources sur le sujet :

    – un article plutôt clair mais en anglais : https://www.dailydot.com/irl/swerf/

    – un bingo de propos SWERF (attention, propos rapportés et donc violents), en anglais : http://sjwiki.org/wiki/File:SWERF_bingo.jpg

    – La politique des Pute est un podcast documentaire en 10 épisodes (environ 35 min/ep). « Océan réalise, avec « La Politique des putes », une enquête en immersion dans laquelle il tend le micro à des travailleuses·rs du sexe. Elles disent le stigmate, la marginalisation, la précarité, les violences systémiques mais aussi les ressources et l’empowerment ».  ; réalisé par Océan et produit par Lauren Bastide : https://open.spotify.com/show/1wP0toirpNZ33EJ03rwigV?si=P-dz7572TD2VKo8jODpSzg

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    fin TW putophobie 

    Ressources communes sur les deux notions :

    – compte-rendu d’une action militante d’un groupe anarchoqueer messin : https://manif-est.info/TERF-t-es-pas-mon-genre-870.html

    – Droits des Travailleurx.s.es du sexe 

    Ressources sur le sujet :

    – Intime et politique, La Politique des putes : https://open.spotify.com/show/1wP0toirpNZ33EJ03rwigV?si=P-dz7572TD2VKo8jODpSzg

    – Le port du voile 

    Ressources sur le sujet :

    – le podcast Kiffe Ta Race, De quoi le voile est-il le nom ? : https://open.spotify.com/episode/0IZGCxWvEMtOoaWFUY0Ir3?si=AHpCJmJkQcmP5yT4TWBOdg

    Visibilité lesbienne / Lesbophobie

    Ressources sur le sujet :

    – « Sortir les lesbiennes du placard », dans « LSD la série documentaire », France Culture (podcast) : https://www.franceculture.fr/emissions/series/sortir-les-lesbiennes-du-placard 

    « Les lesbiennes, femmes invisibles  ? » dans « Miroir Miroir », Binge Audio (podcast) : https://play.acast.com/s/miroir-miroir/https://gouinementlundi.fr5c1b7930b59e055162568d7e

    «  En finir avec l’invisibilité des lesbiennes  », par l’AJL :  https://www.ajlgbt.info/informer-sans-discriminer/en-finir-avec-invisibilite-des-lesbiennes/ 


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